Natasha Bezriche explore la condition féminine à travers le prisme de la chanson française. Conçu avec le pianiste Sébastien Jaudon, ce spectacle tisse une galerie de portraits féminins à travers des textes emblématiques et porteurs de sens.
Derrière ce spectacle, il y a une démarche artistique et humaine forte. L’idée est née d’une commande sur la question des violences domestiques, mais Natasha Bezriche et Sébastien Jaudon ont choisi d’élargir le propos pour brosser un tableau plus large de la condition féminine. Le répertoire puise dans les œuvres de grandes figures comme Brigitte Fontaine, Anne Sylvestre ou encore Juliette, dont les textes résonnent avec force.
Le spectacle comprend « La Côtelette » de Brigitte Fontaine, une chanson à l’ironie mordante, ou encore « La Petite Robe Noire » de Juliette qui dénonce les violences conjugales sous le paradoxe de la poésie.
Natasha BEZRICHE ne se contente pas d’interpréter ces chansons. Issue du monde du théâtre, elle insuffle à chaque titre une véritable dimension dramatique, et alterne chants et textes qu’elle a elle-même écrits pour donner plus de relief à son propos. Cette mise en scène, entre récital et théâtre, apporte une intensité particulière au spectacle et permet de varier les émotions du public, entre rires, émotions et moments de réflexion profonde.
Le piano de Sébastien Jaudon, ne se limite pas à un simple accompagnement musical. Il est une véritable clé de voûte, un personnage à part entière qui dialogue avec la voix de l’artiste. Les arrangements ont été conçus avec minutie pour offrir un écrin parfait aux textes interprétés.
Parfois bouleversant, souvent drôle, toujours sincère, ce spectacle est une ode à la chanson à texte, à ces mélodies qui racontent des histoires et qui marquent les esprits. Une véritable invitation à écouter autrement, à ressentir pleinement et à réfléchir ensemble sur des sujets essentiels.
Le site de Natasha BEZRICHE : http://www.natasha-bezriche.fr/
Interview de Natasha BEZRICHE par Alain ENJOLRAS :

Eric FRASIAK et Benoit DANGIEN.