Un seul en scène brûlant où Germinal devient une fable sombre sur la révolte, la dignité et l’amour.
Étienne Lantier marche dans la nuit, avant de découvrir la mine du Voreux. Un monstre de fer et de charbon qui dévore les corps et les rêves.
Dans cette adaptation de Germinal, Clément Rivière resserre le récit autour d’un seul point de vue : celui d’Étienne : un monde ouvrier brutal où la dignité se heurte à la faim.
Sous la forme d’un seul en scène, Mathieu Duboclard traverse cette galerie de personnages avec une intensité physique et émotionnelle rare. Le spectacle oscille entre narration, incarnation et visions, dans une forme épurée qui laisse toute sa place à l’imaginaire du spectateur.
Ici, la mine abrite une créature. Un monstre expressionniste qui respire, gronde et se venge. Mais au cœur de cette noirceur, une force demeure : l’amour. C’est elle qui pousse Étienne à se révolter.
Une fable noire et brûlante sur ce qui nous pousse à résister.
Interview de Clément RIVIERE et Mathieu DUBOCLART par Catherine SIMON :
